J’ai pleuré en épluchant l’Oignon de cet hiver

samedi 5 février 2005 par sam

L’Oignon, l’encart du "Bulletin paroissial de la ville de Brumath" qui fait office de calendrier des manifestations culturelles, sportives et de loisirs (et cultuelles) est gai comme un pinson triste. C’est le reflet de toute, ou plutôt de manque de politique culturelle de la ville.

En effet, pas de couleur pour attirer l’œil, pas de grande manifestation, aucune ouverture à la culture extérieure : le no-man’s land culturel.

Brumath est une ville culturellement sinistrée, chaque fois qu’il y a eu de bonnes initiatives (concerts ou spectacles ayant attiré du monde au delà de ses frontières), elles n’ont jamais été soutenues et n’ont pas eu de suite.

La ville, dès qu’elle subventionne une activité, veut la gérer et surtout en retirer un profit politique local. En conséquence, une personne qui n’est pas du même bord n’est pas soutenue. L’enrichissement culturel vient de l’apport et de l’échange avec l’extérieur. La cULTURE de Brumath se referme sur elle-même, on s’invite entre soi.

Quand deux personnes ont chacune une pièce d’or et se les échangent, chacune repart avec une pièce d’or, quand deux personnes ont chacune une idée et se les échangent, chacune repart avec deux idées.

Ceci dit, je ne remets pas en cause les activités des associations citées dans l’Oignon, je reconnais leur utilité et souligne le dévouement de leurs bénévoles (étant moi-même actif dans deux d’entre-elles) mais je regrette que la municipalité actuelle veuille s’en servir à des fins bassement électorales et que le déclin actuel de la culture est de son fait.

sam

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commentaires
  • Réponse à l'article : > J’ai pleuré en épluchant l’Oignon de cet hiver

    7 février 2005 à 17h01

    Cher Sam

    L’analyse que vous venez de faire correspond assez bien à celle que j’ai faite moi-même à l’époque où je me suis désengagé de l’activité culturelle dans notre bonne ville, et cela après de nombreuses années passées à ramer à contre-courrant avec mes potes associatifs.

    Si la tendance naturelle à ce que rien ne change et à ce que personne ne prenne d’initiatives semble assez exacerbée à Brumath, il s’agit quand même d’une tendance de fond qu’on retrouve dans toutes les villes d’importance comparable.

    Il est vrai que les initiatives prises par ceux qui ne sont pas du serail sont très mal vues.
    Il est vrai que très souvent rien n’est fait pour que ça se passe bien (je pèse mes mots) ; La demande de raccordement électrique n’a pas été faite au bon service, la demande de matériel n’est jamais parvenue, le matériel demandé n’est pas disponible parce que demandé par d’autres (bien avant ???), sans parler des subventions promises qui ne viennent jamais..... toutes des choses maintes fois vécues et qui finissent par user le militant associatif le plus endurci.

    Alors, un jour, on jette l’éponge.

    Ces dernières années plusieurs intervenants de très grande valeur dans la sphère culturelle de Brumath ont jetté l’éponge et nous ne pouvons qu’en constater le consternant résultat.

    Tout au plus encore quelques spectacles clé en main de qualité, mais plus aucune intiative novatrice ou alternative.
    Que du politiquement correct
    "Schoof min landel, schloof scheen in" disait R Egles
    c’est fait pour Brumath, et pour lontemps.

    gropap

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