Echo journalistique du Concert de Percussions de l’Ensemble ATRIUM

mardi 20 janvier 2004 par latitude

Articles des DNA du 20/01/2004 Région/Esplanade de Catherine PIETTRE

Les percussions vues par ATRIUM

La salle du Tambourin de l’ARES à l’Esplanade, a accueilli dimanche matin l’ensemble ATRIUM de l’association Latitude 48’44 à Brumath, pour un concert de percussions, iconoclaste.

 Les quatre percussionnistes d’Atrium ont l’allure rangée qu’on attend de premiers prix du conservatoire. Seule pointe d’originalité, la veste-kimono dorée et les boucles d’oreilles en lettres chinoises de l’unique femme, Edith Le Rôle.
 Pourtant, entre les blocs de bois japonais, les cymbales ou le tam chinois traditionnels, le gong du Bali, le marimba, le vibraphone et les percussions bien de chez nous, il y a de quoi perdre son solfège.

« Un peu passoire, éclectique »

 Les musiciens d’Atrium manient leurs instruments en virtuoses, passant des notes claires d’un carillon au bruit inquiétant du gong, du répertoire classique comme un ragtime de Scott Joplin à des oeuvres contemporaines de Giacinto Scelsi, Paul Smadbeck ou Maurice Ohana.

 Le dernier morceau, Kodo, est « un hommage au tambour traditionnel japonais », explique le directeur artistique du groupe, Vincent Vergnais, qui définit le concert comme « un peu passoire, éclectique ».

 Atrium y a glissé une improvisation, Puisque la terre est ronde. Sur un texte tantôt déclamé, tantôt chuchoté, des pages d’annuaires qu’on froisse, le cliquetis d’un verre ou le tapotement d’un dé à coudre composent une pièce inattendue.

 Le public a réclamé un bis. Vincent Vergnais lui en a proposé un... avec son active participation : « La rangée de droite tape sur ses genoux, celle du milieu sur son ventre, la dernière tape des pieds. »
 Puis ça se corse avec des hi ! des ha ! et des hu ! que doit pousser tour à tour chaque groupe. Avec un tel chef d’orchestre et son comparse jouant de la baguette sur le radiateur, le bis était presque à la hauteur du concert.

C.P.